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> Stages de M2 > stages proposés pour l’année 2019-2020 > Physiopathologie de la rupture prématurée des membranes fœtales humaines : (...)

Physiopathologie de la rupture prématurée des membranes fœtales humaines : cascades de signalisation cellulaires médiées par RAGE et PPARγ et exposition aux polluants environnementaux de type phtalate.

proposé par Vincent SAPIN , GReD - Laboratoire de Biochimie Médicale Faculté de Médecine - 63000 Clermont-Ferrand -

Projet de stage : Les membranes fœtales (MF) sont composées de 2 feuillets : l’amnios et le chorion. Elles délimitent la cavité remplie de liquide amniotique (LA) où le fœtus baigne et se développe. Après 37 semaines d’aménorrhée (SA), la rupture des MF est préparée grâce à l’activation/inhibition de nombreuses voies de signalisation cellulaires comme celle du récepteur membranaire RAGE (Receptor for Advanced Glycation End-Products) actuellement étudiée dans l’équipe. Toutefois, pour 3% des grossesses, cette rupture survient de manière pathologique avant 37 SA conduisant à la naissance prématurée et à une forte mortalité/morbidité. Il a récemment été démontré que le LA contenait de nombreux polluants environnementaux dont les phtalates. Ils sont déjà connus pour avoir un effet nocif sur le placenta et le développement fœtal en dérégulant des cascades de signalisation cellulaires dont celle du récepteur nucléaire PPARγ. A ce jour, aucune étude n’a été menée pour savoir si les phtalates contenus dans le LA pourraient être à l’origine d’une altération précoce de l’intégrité des MF et ainsi conduire à leur rupture prématurée. Ce projet consistera donc dans sa globalité à :
- caractériser de manière exhaustive l’action et l’interaction de ces 2 voies de signalisation (RAGE et PPARγ) dans le maintien de l’intégrité des MF et dans leur cicatrisation en cas de rupture.
- étudier l’influence et l’action des phtalates (substances reprotoxiques) sur ces 2 cascades de signalisation au sein des MF en s’intéressant tout particulièrement aux propriétés de cicatrisation des cellules amniocytaires (cellules en contact direct avec le LA contenant ces polluants).

Techniques mises en œuvre par le stagiaire : Culture de cellules primaires, tests de cicatrisation, gène rapporteurs, transfection transitoire, siRNA, qPCR, Western Blot, immunofluorescence.

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